jeudi 25 septembre 2008

Un peu de rap entre gens biens...



Vite fait (relativement) bien fait, Gros Haut à Gil et La Jakt...

mardi 9 septembre 2008

Un été bien chargé : le retour.



Alors que, faute de ventes et de scènes en nombre suffisant, je commence une formation d'employé administratif (hum), il est temps de faire le bilan d'un été qui touche tout doucement à sa fin. Et celui-ci est nettement moins glorieux que celui de l'année passée. Si peu de scène que je n'ai rien à en dire, à part que j'essaie de savourer chaque précieuse minute passées dessus. Donc merci Welkenraedt, merci Chaudfontaine, merci Atomique Deluxe de m'inviter à me dégourdir un peu les jambes à l'occaz' et Pheuke à tous ceux qui ont allègrement craché sur mes candides candidatures. Le fait Hip-Hopement marquant s'est donc vécu cette année en tant que spectateur et dans l'autre pays de la bière, j'ai nommé l'Allemagne. En effet, dans ce pays dont le bon goût n'est pas la première qualité qui vient à l'esprit, est organisé le merveilleux événement qui a égayé mon été : le Splash Festival, Messieurs Dames (où Elmer pour les intimes). J'étais bien parti pour le raconter en détail à mon retour, puis ai songé à nier avant que Messieurs Dames ne me rappelle de le faire. Le soucis, c'est que les souvenirs se sont quelque peu estompés.


Mais bon, en avance rapide ça donne ceci : départ de la fine équipe vendredi 11 juillet matin. Elle est composée de Daex, Double A, Chris aka Coach, Chris aka Deubi Debè aka Angel Face, Franky(lator) et moi-même. Premier spliff fumé aux alentours de 9h49. Le voyage fut ma foi fort plaisant bien que de plus de 650 bornes. A l'entrée du site, il n'y a que 2 malheureux combis pour gérer la circulation, ça change de Dour et de son over-sécu + flics confisqueurs de beuh. Sur la triomphale marche d'arrivée en campement jusqu'à ce que la tente soit montée, on a droit à une bonne drache pour ne pas être trop dépaysés. En se pointant sur le site, après une fouille au corps rudimentaire de CHAQUE festivalier, on retrouve nos très chers Shen et DJ Hype qui jouent le soir même avec Nouvel R.



La première bière, péniblement obtenue, se boit devant Dead Prez. La première montée euphorique se fait au son de Hip Hop. La deuxième devant le concert de MOP. Fichtre que Lil Fame est petit et moche, même si je ne lui dirai jamais en face. Qu'il est drôle de le voir peiner pour mettre un pied sur un retour. Le premier battement est lourd de conséquence : l'enchaînement de spliffs et la recharge en whisky se font ressentir. Nous débarquons passablement éméchés au concert de Nouvel R. Ceux-ci, parmi lesquels nos valeureux Shen et Hype donc, livrent une très bonne perf' dans un chapiteau conquis. Chuis un peu jaloux, j'aimerais bien jouer au Splash. Suit le set de Dizee Rascal dans ce même chapiteau qui se transforme en sauna hystérique. Nous festoyons avec force avec nos amis du pays de Bambi Cruz. Ouferie, carrément. Après quelques vodka-redbull extirpées des backstages par notre connexion du pays de Réciprok, nous nous dirigeons vers la grande scène pour voir Cube de Glace que j'attends avec impatience. Il nous gratifie d'une cargaison de perles sonores qui font plaiz' de Straight Outta Compton à Gangsta Rap avec 54 trucs sorti entre ces 2 là. Wunderbar ! Accolade émue à nos amis du pays de Mellow Man que nous aurons trop peu vus et on retourne tout titubant vers notre campement. Fin du jour 1. Conclusion du moment : le Splash défonce, nous fûmes gâtés musicalement, les allemands sont trop sympas (plein viennent tapper la discute spontanément) et connaisseurs, j'ai la tête qui tourne.



Jour 2. On prend plus possession des lieux. On va se laver dans le lac bien qu'il soit caillant, bukolik style. On tue le temps jusqu'à 17h, heure des premiers concerts. Décidément, qu'est-ce que les allemands sont sympas. Le climat un peu moins mais ça reste dans la limite du raisonnable. On va mater les grafs, les échoppes si bien achalandées en skeuds, sappes et autres hip-hoperies, pas le moindre pull péruvien en vue. On chill prêt du car K1X et on se rend compte que Sean P et Saigon viennent faire une séance de dédikass, je les vois en premier et peux réaliser une espèce de fantasme, pousser un bon gros "P !" pour interpeller mon copain. On se check, il lâche quelques blagounettes, on est content, d'autres fans rappliquent mais on a eu notre petit moment. Je repère ensuite Saidiggy en premier aussi, on le salue mais il se contente d'un signe de tête genre "vrai reconnaît vrai" n'étant pas d'un naturel farceur comme son collègue. On se hugera et on échangera quelques mots plus tard dans la soirée quand on le croisera désinhibé par quelques litrons.17h : Sefyu time ! Pas beaucoup de public mais majoritairement enthousiaste, show ultra caricatural, quelques fou rires et Molotov 4 pour se défouler. Si si.



On voit Saigon sur scène et ça tue. On prend conscience des connaissances des allemands en les voyant rapper par coeur et à l'unisson Favorite Things. On s'époumone avec entrain ("Ohohoho") sur Believe It, c'est plus fun que de le fredonner devant le PC. Saigon = première claque du jour. Cécile est une petite chanteuse-toasteuse jamaïcaine dont la musique est plaisante et la plastique affolante. Un léger filet de bave s'échappe de mes commissures. Plus tard un dilemme : Little Brother ou Cool Kids ? J'ai vu LB ya 2-3 ans à Dour et ça défonçait. J'ai envie de jeter un oeil aux Cool Kids ne serait-ce que pour voir leurs apparats et à quoi ressemble un rappeur en slim en vrai. On se partage entre les deux avec une dominante Cool Kids surprenants de fraîcheur et dont les beats fats claquent particulièrement en live.



Alors que nous commençons à être sérieusement atteints, on va voir un de mes chouchous, notre nouveau pote, Monsieur Price. Je l'avais déjà vu aussi mais putain, je me régale. P !!!! Bières + Boomaye = une certaine idée du bonheur. Nous allons ensuite nous entasser pour attendre l'événement le plus attendu du festival : la venue de Shawn Carter. On a 17 cm² d'espace chacun mais c'est pas grave, on se prend la classe époustouflante du bonhomme dans la gueule et on lance notre diamant dans le ciel car on sent la vibration. Regrets : rien de Reasonable Doubt, quelques titres mainstream dispensables comme le Rmx de Umbrella et surtout finir par Encore version Linkin Park. Satisfaction : ça surdéfonçait et nos amis teutons étaient bouillantissimes, ambiance de feu. Nous évoluons ensuite sur le site balbutiant quelques conneries entre 2 gorgées et une taffe. Nous rejoignons nos pénates vers 4h et nous n'avons pas spécialement fière allure, ce qui ne nous a pas empêché de nous faire plein d'amis. Conclusion du moment : WAAAAAW !!!!!!!



Tag Drei. Ca devient physique. Passage obligé par le lac. En revenant, on croise un brocard effrayé qui tappe un 100 m en 4 secondes. On espère qu'il ne rentre pas dans le camping foutre le bordel. Nous sommes dorénavant Brocard-Fella. Siestouille sous drache en attendant de reprendre les hostilités. Promenade sur le site, qu'est-ce qu'ils sont sympas ces allemands... On va jeter une oreille à un groupe local qui se défend, on l'aura trop peu fait mais c'est chaud de mettre encore plus de forces dans la bataille. On tombe sur la finale du Battle Beatbox, ya du level et un esprit bon enfant. J-Live, que j'avais déjà vu, confirme qu'il est trop fort tomut comme ces putains d'allemands. Les quelques centaines de spectateurs du chapiteau rappent tous les morceaux ! Mention spéciale pour Them That's Not et Braggin' Writes toujours impressionnants. J'ai acheté son dernier LP grâce à cette belle prestation. Looptroop me déçoit un peu, je ne suis pas d'humeur, on va faire une ultime pause.
On revient jeter un oeil sur l'excellent raggaman du pays, Gentleman, vu quelques jours avant à Couleur Café. On écourte pour aller voir le dernier événement du festival : DITC. Finesse, Diamond D et OC nous gratifient d'une chiée de classiques qui ne procurent pas la joie ultime qu'on avait ressenti lors de leur anthologique set à Gand 3 ans plus tôt mais ne soyons pas trop blazés (le risque à force de s'en prendre à ce point dans la gueule en 3 jours) : les tracks sont intemporels et ça rappe fichtrement bien. Notre devoir rempli, nous pouvons à présent nous suicider à l'alcool avec les dernières forces qu'il nous reste, jusqu'à l'overdose et l'écroulement à 7h du mat', totalement dénué du moindre neurone valable.



3 heures plus tard on se réveille pas très bien dans notre corps et on se retappe les 650 bornes de retour la tête migraineuse pleine de souvenirs mortels qu'on ne manque pas de déjà se rappeler.
Enfin le temps du repos mais pas trop : dans 3 jours les Francos commencent...



Le site officiel pour se rappeler où se dégouter...


lundi 30 juin 2008

Promo : Fresh Ink - Mixtape 100% belge.


Yeau ! Mes homeboyz NK et Dark viennent de mettre en ligne une mixtape 100 % belge abondamment fournie. Pratiquement tous les gens actifs pour le moment sont présents, l'occasion de découvrir un peu ce qui se fait pour le moment.

On a placé un morceau du Dope Skwad, featuring mon pote Bilal dont je reparlerai plus tard. Un morceau qu'on a fait sur pas mal de scènes et qui sera sûrement sur notre futur album (peut-être sur un nouveau beat).

Vous pouvez dl la tape ici


Faites passer l'info !

Nasir Jones.



Pour moi Nas, c'est le GOAT. J'attends son nouvel album avec impatience. J'ai la flemme d'expliquer encore une fois pourquoi je le trouve si bon, je l'ai déjà fait assez.

En attendant le prochain album, voici la Nigger Tape


Enjoy !

lundi 23 juin 2008

Tar One - Can' be life Freestyle.





Histoire de clore tout doucement la série "Tar One en mode aigri", voici un petit 24 bars exutoire . C'est ça qui est cool pour un artiste : faire quelque chose de chouette de ses mauvais délires. J'aimerais un peu élever ma productivité, j'ai quelques idées , il risque d'y avoir du neuf un de ces 4, so stay tuned...

Paix les copains.

Le lien


Au bon Hip Hop prêter allégeance, programme alléchant

Bon concerts, bonnes critiques, boire des bières, voir des gens

Profite, 10 ans de lyrics, prolixe, prolifique

Envie de fonder famille se profile mais mes ventes m'horrifient

Résultats à la fois rageants et encourageants

Pas le soulagement de gagner un peu d'argent

Des factures, des niages, pas de structures, pas de soutient

Des coups durs, du chômage, un futur incertain

En mode aigri, au-dessus de la tête un nuage très gris

Très triste, allergique à la traîtrise

Aux gens à la mémoire sélective donc l'atmosphère s'électrise

Des gens sont perfides dans ce biz, c'est une évidence

J'essaie de garder mes distances face aux médisances

Tu crois que c'est Byzance, que j'ai réussi ? Tu hallucines !

Mets de côté ta jalousie, je gagnerais plus à l'usine

Influence abusive de décideurs à Bruxelles

Des excuses ils balbutient, sur ces plaies je jetterais du sel !

Quand je vois toutes ces portes qui se ferment, j'ai en vie de l'ouvrir

Qu'à ma vision je mette un terme ? Tu peux toujours courir !

La bouche ne feu à lâcher tellement de rimes incendiaires

Si loin d'avoir écoulé mon millier d'exemplaire

Alors que mon disque l'est, vas y dissèque le

Je sais que le flow est sick, traversera les siècles

Vicieux est le cercle, vicié est l'air

Briser ces chaînes, viser ces fakes

Éternelles vicissitudes, d'un lyriciste qui tue

Qui sue même si déçu, mon encre se fait ciguë

Quand mes pensées sont toxiques, des faux types à occire

Putain ! J'vendrai jamais le dixième de Coxie

Et ça fait mal au cul comme de se faire casser le coccyx

A croire que les gens ont plus de problème d'ouïe que Foxy




http://www.zshare.net/audio/14081785bf2918b2/

lundi 26 mai 2008

Citation du jour

"ton rap me degoute
arrete tu fais trop pitié"



Ce conseil aussi mal intentionné qu'avisé m'a été donné par un individu anonyme le 10 mai à 22h16 sur mon site. Ce genre de looser m'a toujours fasciné. Il y a 5 ans, quand les groupes n'avaient pas de Myspace mais plutôt des sites classiques avec Guestbooks, les petits haineux pullulaient espérant de toute leur force que l'artiste visé finirait par répondre, ce qui entraînait toujours des échanges constructifs, amicaux et diablement intéréssants. Je ne pense pas qu'ils soient plus rares maintenant mais ils sévissent ailleurs et alors que je les avais presque oubliés, en voilà un qui revient m'éclairer de son brillant esprit.


C'est toujours marrant d'imaginer le gars, alors qu'il y a des millions de sites, de Myspaces, de blogs, de sons, de vidéos et autres réjouissances du net pour tous les goûts, faire la démarche de chercher ton site, de le trouver, d'y jeter un oeil et de ne pas aimer après une analyse du site et de la musique qu'on devine d'une totale impartialité.


L'individu scandalisé par le manque de qualité dont je viens de l'affliger ne se contente alors pas d'aller voir ailleurs un truc qui lui plait mieux, il estime nécessaire d'en avertir le peuple et plus important encore, de me sommer de cesser immédiatement cette vaine activité qui provoque haine et dégoût mais aussi, et voilà le signe d'un être plein de compassion et d'humanité, de pitié. Il y a fort à parier que cet individu a un gros bouton très douloureux à proximité de l'anus et que suite à la visite qu'il a eu la bonté de me rendre, il retourne masturber son micro-pénis sur des sites pornographiques mettant en scène des nains moustachus et lépreux.


Ces gens ne se contentent pas d'agir derrière l'écran, j'ai déjà remarqué leurs actions militantes dans le monde réel : armés de clefs voir d'un modeste ongle et d'une volonté d'acier, ils gratouillent mes stickers, parfois juste au niveau de ce qui représente mon visage pour que personne n'achète mon disque de tapette-bourge-fils de pute comme ça, ça sera bien fait pour ma gueule !


Avec un peu de chance, Jean-Pierre Anonyme surveille depuis 15 jours si je finirai par répondre et reviendra me clouer le bec ici même...


Au plaisir...

Dope Boat


Histoire d'archiver ce superbe flyer qui restera dans notre histoire... Sur le concert, pas grand chose à dire à part que j'en garderai un excellent souvenir alors qu'il y avait tous les ingrédients pour que ça soit le contraire. En effet, entre les prises de tête de groupe, les prises de tête persos, une impossibilité de répéter, une impossibilité de présenter les nouveautés que je voulais, des empêchements pour 254 potes, des niages d'encore plus de monde, des problèmes de voix fatiguée les 4-5 jours précédents le concert, un jeudi de période d'exams et une péniche qui tangue et donne un peu la nausée, c'était pas gagné !


Malgré tout, on a livré un bon set de près d'une heure et demi pour 30-40 personnes dans une ambiance chaleureuse, festive et détendue. Merci à tous ceux qui ont fait le déplacement et un pardon empreint d'une incomparable grandeur d'âme à ceux qui auraient sincèrement voulu être de la partie mais n'ont pas pu.


Il ne nous reste que deux petites dates pour le "Tar One - A La Première Personne World Tour", le 20 juin à Welkenraedt et le 9 août au Fiesse'tival de Chaudfontaine. J'espère qu'on sera nombreux et qu'on s'éclatera bien...


Au plaisir,


Peace.